Uma pequena homenagem a minha raiz.
Un petit hommage à mes origines.
Le Navire Negrier /O Navio Negreiro ( Poète Castro Alves)
http://br.youtube.com/watch?v=gDfaQuvfz78&feature=related
musique: Caetano Veloso
’Stamos em pleno mar
Era um sonho dantesco... o tombadilho,
Que das luzernas avermelha o brilho,
Em sangue a se banhar.
Tinir de ferros... estalar do açoite...
Legiões de homens negros como a noite,
Horrendos a dançar...
Nous sommes en pleine mer
C’était un songe dantesque ... le pont
Des luzernes le rouge brille
Baigné de sang
Tintement des fers claquement
du fouet
Des légions d’hommes noirs comme la nuit
En une horrible danse...
Negras mulheres, suspendendo às tetas
Magras crianças, cujas bocas pretas
Rega o sangue das mães:
Outras, moças... mas nuas, espantadas,
No turbilhão de espectros arrastadas,
Em ânsia e mágoa vãs.
Des femmes noires tenant à leurs
seins
De maigres enfants à la bouche noire
Arrosés du sang de leur mères
D’autres, jeunes filles …cependant nues, épouvantées,
Dans ce tourbillon de spectres entraînées,
angoisse et douleur vaines!
E ri-se a orquestra, irônica, estridente...
E da ronda fantástica a serpente
Faz doudas espirais...
Se o velho arqueja... se no chão resvala
Ouvem-se gritos... o chicote estala.
E voam mais e mais...
Presa dos elos de uma só cadeia
A multidão faminta cambaleia
E chora e dança ali!
Et l’orchestre se rit, ironique, strident
Et de la ronde fantastique le serpent
Fait de folles spirales,
Si le vieux halète ... s’il glisse sur le sol,
On entend des cris … le fouet claque
Et d’autres volent encore et encore
Rivée aux maillons d’une seule chaîne,
La foule affamée titube
Et Pleure et danse !
Um de raiva delira, outro enlouquece...
Outro, que de martírios embrutece,
Cantando, geme e ri!
L’un délire de rage, un autre t dans la perd le sens,
Un autre, que le martyre rend fou,
Chantent, gémissent et rient !
No entanto o capitão manda a manobra
E após, fitando o céu que se desdobra
Tão puro sobre o mar,
Et pourtant le capitaine commande la manoeuvre
Puis, regardant le ciel qui se dédouble
Si pur sur l’océan,
Diz do fumo entre os densos nevoeiros:
"Vibrai rijo o chicote, marinheiros!
Fazei-os mais dançar!..."
Au milieu de l’épaisse fumée, dit :
Claquez les fouets, matelots !
Faites-les danser plus fort !
E ri-se a orquestra irônica, estridente...
E da ronda fantástica a serpente
Faz doudas espirais!
Qual num sonho dantesco as sombras voam...
Gritos, ais, maldições, preces ressoam!
E ri-se Satanaz!...
Senhor Deus dos desgraçados!
Dizei-me vós, Senhor Deus!
Se é loucura... se é verdade
Tanto horror perante os céus...
Ó mar, por que não apagas
Co'a esponja de tuas vagas
De teu manto este borrão?...
Astros! noite! tempestades!
Rolai das imensidades!
Varrei os mares, tufão!...
Et l’orchestre se rit, ironique, strident...
Et de la ronde fantastique le serpent
Fait de folles spirales !
Comme un songe dantesque les ombres volent ...
Cris, soupirs, jurons et prières
résonnent!
Et le Diable est content !
Seigneur, Dieu des malheureux!
Dites-moi Mon Dieu
Suis-je fou ...est-ce la vérité
Tellement d’horreur devant les cieux
Pourquoi la mer ne les efface-t-elle pas?
Avec la mousse de tes vagues
Avec ton manteau cette tache
Astres! Nuit! Tempêtes!
Déferlez de l’immensité!
Balayez les mers, typhon
Quem são estes desgraçados
Que não encontram em vós
Mais que o rir
calmo da turba
Que excita a fúria do algoz?
Quem são?... Se a
estrela se cala,
Se a vaga à pressa resvala
Como um cúmplice fugaz,
Perante a noite confusa...
Dize-o tu, severa musa,
Musa libérrima, audaz!
Qui sont ces miséreux
Qui ne trouvent en vous
Que le rire tranquille de la foule
Qui excite la furie du bourreau ?
Qui sont–ils ? Si l’étoile garde le silence
Si la vague se presse à deferler
Comme un complice fugace
Devant la nuit trouble
Dites-moi , sevère muse
Muse pleine de liberté et d’audace!
São os filhos do deserto
Onde a terra esposa a luz.
Onde voa em campo aberto
A tribo dos homens nus...
Ce sont les fils du désert
Où la terre épouse la lumière
Où vole en plein champ
La tribu des hommes nus...
São os
guerreiros ousados,
Que com os tigres mosqueados
Combatem na solidão...
Homens simples, fortes, bravos...
Hoje míseros escravos
Sem ar, sem luz, sem razão...
Ce sont des guerriers audacieux
Qui comme les tigres fouettés
Combattent la solitude
Hommes simples, forts et braves ...
Aujourd’hui de miséreux esclaves
Sans air, sans lumière, sans raison...
São mulheres desgraçadas
Como Agar o foi também,
Que sedentas, alquebradas,
De longe... bem longe vêm...
Trazendo com tíbios passos
Filhos e algemas nos braços,
N'alma lágrimas e fel.
Como Agar sofrendo tanto
Que nem o leite do pranto
Têm que dar para Ismael...
Ce sont des femmes disgraciées
Tout comme l’agar,
Assoiffées, courbées
De loin... très loin viennent...
De leur pas faible, portant leurs enfants de leurs bras enchaînés
Dans l’âme les larmes et l’amertume
Comme l’Agar plein de souffrance
Parce que même le lait de ses pleurs ne peut être donné à Ismaël...
Lá nas areias infindas,
Das palmeiras no país,
Nasceram crianças lindas,
Viveram moças gentis...
Et là-bas sur le sable infini
Des très beaux enfants sont nés des palmiers du pays
Et où de gentes dames ont vécu
Passa um dia a
caravana
Quando a virgem na cabana
Cisma das noites nos véus...
...Adeus! ó choça do monte!...
...Adeus! palmeiras da fonte!...
...Adeus! amores... adeus!...
Passe un jour la caravane
Quand la vierge de la cabane
Se préoccupe des nuits en voile
Adieu ! O hutte des collines!
Adieu ! Palmiers de la fontaine !
Adieu ! Les amours… adieu !
Senhor Deus dos
desgraçados!
Dizei-me vós, Senhor Deus!
Se eu deliro... ou se é verdade
Tanto horror perante os céus...
Ó mar, por que não apagas
Co'a esponja de tuas vagas
De teu manto este borrão?
Astros! noite! tempestades!
Rolai das imensidades!
Varrei os mares, tufão!...
E existe um povo que a bandeira empresta
P'ra cobrir tanta infâmia e cobardia!...
E deixa-a transformar-se nessa festa
Em manto impuro de bacante fria!...
Existe-t-il un peuple dont le drapeau sert à
Cacher tant d’infamie et de
lâcheté
Et laisse se transformer cette fête
En un manteau impur d’orgie froide !
Meu Deus! meu
Deus! mas que bandeira é esta,
Que impudente na gávea !...
Silêncio!... Musa! chora, chora tanto
Que o pavilhão se lave no seu pranto...
Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mais quel drapeau
Quelle impudente nef châtie
Silence ! ...Muse ! Elle pleure tellement que ses pleurs
Lavent le pavois ...
Auriverde pendão de minha terra,
Que a brisa do Brasil beija e balança,
Estandarte que a luz do sol encerra,
E as promessas divinas da esperança...
Sur le symbole de mon pays orné de vert et de jaune
Que la brise du Brésil embrasse et fait flotter
Le drapeau où la lumière du soleil couchant se pose
Telles de divines promesses d’espoirs...
Tu, que da
liberdade após a guerra,
Foste hasteado dos heróis na lança,
Antes te houvessem roto na batalha,
Que servires a um povo de mortalha!...
Toi qui donne la liberté après la guerre
Tu as été hissé par des héros sur leur lance
Je t’aurais préféré déchiré en bataille
Plutôt que suaire d’un peuple !...
Fatalidade atroz que a mente esmaga!
Extingue nesta hora o brigue imundo
O trilho que Colombo abriu na vaga,
Como um íris no pélago profundo!...
Fatalité atroce que l’intelligence écrase!
Extermine à l’instant le bateau immonde
Le chemin que Colomb a ouvert dans les vagues
Comme un iris dans l’abîme profond
...Mas é
infâmia demais...
Da etérea plaga
Levantai-vos, heróis do Novo Mundo...
Andrada! arranca este pendão dos ares!
Colombo! fecha a porta de teus mares!
...Mais l’infâmie est exagérée
De l’éthéré pays
Levez-vous, héros du Nouveau Monde...
Andrada ! Arrache ce drapeau de l’air !
Colomb ! Ferme la porte de tes mers !